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La Cigogne noire

Descriptif

LA CIGOGNE NOIRE ( Ciconia nigra nigra)

 

Voici quelques années que nous avons la chance d’observer son retour dans nos régions.
Espèce protégée et migratrice emblématique, ce grand échassier plus que discret, recolonise nos massifs forestiers.

 

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Ordre :Ciconiiformes.
 
Famille :Ciconiidés.
 
Taille : Longueur totale : 95 à 100 cm.
             Envergure : 185 à 205 cm.
 
Poids :± 3 kg.

 

Les parties supérieures de son corps sont recouvertes de plumes noires brillantes avec des reflets irisés. Le reste du plumage est blanc. Le bec et les pattes sont rouges.
 
Elle est souvent confondue avec la cigogne blanche, la grue ou encore le héron cendré.

 

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La plupart du temps, son régime alimentaire est composé, de petits poissons et de batraciens, mais elle peut le compléter par des reptiles, des crustacés et des insectes.

Ruisseaux, étangs marécageux et prairies humides constituent son garde-manger.
 
La cigogne noire est une espèce migratrice.
Dès la mi mars, elle nous revient de l’Afrique de l’ouest, où elle y a passé tout l’hiver.
Seuls les jeunes resteraient en Afrique au cours de leur premier été.
 
Inféodé aux grands massifs forestiers tranquilles, chaque année, le couple regagne discrètement son nid, qu’il a établi en haut d’un grand arbre. Ponte de 3 à 5 oeufs à partir de fin mars et envol des jeunes vers juillet août. Départ en migration d’août à début octobre.
 
 
Statut de protection : Directive 79/409/CEE, Convention de Berne, Convention de Bonn et
                                     Convention de Washington (CITES).

Menaces qui pèsent sur elle :

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Malgré les différents statuts de protections, le maintien de l’étendue de nombreux massifs forestiers ainsi que la préservation des milieux naturels ou semi-naturels humides, l’espèce reste exposée à différents facteurs susceptibles de limiter l’accroissement de sa population, notamment :
 
- Les dérangements trop fréquents dus aux promeneurs et aux exploitations forestières, en
   période de nidification.
- La perte des nids par abattage de l’arbre porteur, retardant la nidification.

- La modification des habitats, en particulier par enrésinement des vallées forestières et
  humides, par le drainage de prés humides et par la pollution insidieuse des cours d’eau
  (Déversement des égouts dans les ruisseaux).
 
 
 
Afin de favoriser le retour de cette espèce emblématique, nous devons garantir une certaine quiétude au sein de nos grands massifs forestiers, tout en  conjuguant cela avec une gestion économique durable.